Une idée vieille de 15 ans – L’émergence du langage.

Une idée me trotte dans la tête depuis approximativement 15 ans. Peut-être même un peu plus.
Celle de favoriser l’émergence du langage. Travailler avec les tout-petits et leur apporter de façon harmonieuse  les prérequis du langage oral.

L’idée a fait son chemin depuis la fin de mes études, est passée par l’envie d’ouvrir une crèche, puis de travailler dans une crèche (malheureusement, ouvrir une crèche représente le parcours du combattant et demande un gros capital de départ, que je n’avais pas), puis s’est logée dans un coin de ma tête. Assez loin, bien cachée mais bien au chaud.

En 15 ans, il y a eu de la logopédie dans un cabinet privé, de la logopédie dans des écoles, de la logopédie dans un centre pour adultes autistes et puis plus de logopédie du tout. Une santé un peu bancale à l’époque, un ras-le-bol, plus jamais ça, foutez-moi la paix, laissez-moi m’occuper de mon fils.
Des formations de graphisme, de la photo, faire les logos de sociétés naissantes, les aider dans leur communication, créer leurs plaquettes, leurs cartes de visite. De la logopédie, non. Mais de la communication, oui.

Après quelques années de graphisme, il y a eu 3 ans de travail chez Cotontige, à Ath, une boutique de jeux et notamment de jeux éducatifs. C’est ce qui m’a « remis un pied dedans ». J’y ai côtoyé des gens qui aiment les jeux, des institutrices, des parents qui se demandent comment aider leurs enfants sans les assommer de devoirs, et des logopèdes. Et je me suis rendue compte que rien n’avait disparu. Qu’en expliquant les jeux, j’étais toujours la logopède qui se penche sur le problème d’un enfant et tente d’y trouver des solutions. Et comme j’aimais ça!

Et lorsque l’on va là où le coeur nous mène, on ne fait que de belles rencontres. C’est de cette façon que je suis arrivée chez Les Petits Chaperons Bougent, (merci Véronique 🙂 ) que je m’y suis sentie comme un poisson dans l’eau, et que l’idée vieille de 15 ans est revenue à la surface.

Et donc, après avoir pensé annuler plus ou moins 50 fois (oui je me mets la pression) je me suis engagée à faire un atelier de communication pour les tout-petits. J’ai mis des dates, j’ai fait une affiche, j’ai fait genre que je n’avais pas encore fait l’affiche, j’ai reculé la date (couillonne), et finalement le hasard a voulu qu’on me propose de travailler avec une étudiante pendant quelques mois. Et qu’elle a besoin d’heures. Et que « J’ai prévu des ateliers le samedi, elle peut participer, ça lui fera de l’expérience et des heures »
Paf. Impossible donc de faire demi-tour. Bravo Soph.

Nous sommes à une semaine du premier atelier. Nous avons élaboré les grandes lignes, la structure, puis les détails et nous fabriquons du matériel…. (à suivre, évidemment)

 

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