Chasse au trésor facile à mettre en place

Une chasse au trésor facile à mettre en place pour jouer avec l’observation et la lecture et/ou l’ordre des mots.
– Faites des photos de détails de la maison ou du jardin
– Cachez à ces endroits là des mots à lire en respectant un thème (le son « ou », le son « eu, le son « ch », les noms des animaux, les mots de 4 syllabes, des mots qui forment une phrase…)
– Montrez lui les photos une par une (il doit revenir le plus vite possible au QG pour obtenir l’indice suivant)
– Cachez un trésor à l’endroit de la dernière photo, ou arrangez-vous pour la phrase à reformer indique la cachette du trésor, ou laissez partir votre imagination dans des défis plus compliqués…
– Et voilà !

Variante plus difficile pour les plus grands qui doivent travailler la compréhension à la lecture et la recherche dans des documents (livres, internet…), voici une série de 13 questions.
– Vous créez une phrase de maximum 13 mots, qui indique l’endroit où sera caché le trésor final (exemple : Ton / superbe/ trésor/ se/ situe/ plus ou moins/ entre / les/ deux/ grands / arbres / du / jardin )
– Vous écrivez ces mots devant la bonne réponse de chaque question, et des mots perturbateurs devant les autres réponses.
– Vous découpez les questions avec les 4 réponses possibles, et vous cachez ces petits papiers où vous voulez.
– Vous procédez comme expliqué ci-dessus pour cacher les petits papiers, avec des photos de détails de la maison ou du jardin.
– L’enfant trouvera les petits papiers dissimulés et devra faire un petit travail de recherche pour avoir la bonne réponse, et donc le bon mot.
– Une fois qu’il aura tous les bons mots, il pourra remettre la phrase dans le bon ordre et retrouver le trésor.

Pour les instits: adapter facilement le quotidien des élèves dyslexiques en classe

Il y a depuis quelques semaines, et comme à chaque début d’année scolaire, une énorme demande de logopédie. Il y a également, et je suis tellement heureuse de le constaster, des instituteurs et institutrices terriblement investi.e.s . qui me contactent directement ou demandent aux parents une liste des aides qu’ils peuvent mettre en place dans la classe.

D’abord, un petit rappel hyper-condensé-à-la-grosse-louche. La dyslexie est similaire à un court-circuit dans l’identification automatisée des mots écrits. Elle est la conséquence d’un défaut de maturation de deux processus neuronaux bien distincts: le processus phonologique (qui permet d’identifier les sons du langage) et le processus visuel (qui permet d’identifier les lettres écrites) (Etude de Ducan Milne)

Il n’y a pas une seule dyslexie. Elle peut atteindre les capacités d’assemblage et/ou les capacités d’adressage.

Elle est souvent accompagnée:
– de difficultés dans l’espace,
– de difficultés visuo-attentionnelles
-de  problèmes d’organisation.

Y’en a un peu plus, je vous l’mets quand même ?

Des difficultés dans l’écriture et dans l’orthographe font aussi souvent partie du « pack ».

Ce couac dans l’identification automatisée force les personnes dyslexiques à passer par la voie d’assemblage (b + a = ba) , ce qui est évidemment normal en début de 1ère primaire, mais qui devient handicapant lorsqu’il s’agit de lire des sons complexes (o + n = « on » et pas « one »). Pas évident non plus lorsqu’il s’agit comprendre des phrases et des textes. Toute l’énergie disponible est utilisée pour déchiffrer le texte, au détriment du sens. Alors quand en plus, on ajoute une petite touche de difficultés dans l’attention visuelle, et un soupçon de troubles de l’organisation spatiale, on se retrouve avec des inversions de lettres, de syllabes, des oublis de lettres, des confusions visuelles (n/u, p/q/b/d, m/n), etc.
Généralement, il faut de plus, rester bien assis sur sa chaise, alors qu’on galère et qu’on a juste envie de s’aérer, boire un peu d’eau et reprendre ses esprits… Et en plus, il y aura des devoirs ce soir. Pas facile, la vie d’écolier !

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Des lettres dans le dos pour aider les débuts de la lecture

Si certains enfants sont déjà curieux des lettres et de leurs sons dés la 3ème maternelle, la grande majorité fera ses premiers pas dans la lecture en 1ère primaire.

Source de l’image en dessous: le super génial « Lire écrire compter » qui propose un pdf pour créer ses lettres mobiles soi-même (le lien est sur l’image)

Généralement, ça commence par les voyelles, des lignes de a, des lignes de i, entourer les a, entourer les dessins où on entend a, puis i, etc. etc.

C’est si facile de s’emmêler les pinceaux dans ces nouveaux apprentissages. Passer d’un signe à un son, associer ces signes et ces sons… Sans oublier qu’en même temps, on apprend à connaître ses copains, on apprend à vivre en groupe, on apprend à tenir assis dans une classe, on apprend les calculs…
Pour se mettre dans la peau d’un enfant de 1ère primaire, imaginez-vous apprendre le chinois, le japonais et le russe en même temps.

Voilà.
Ils ont fait ça pendant une bonne partie de la journée, à l’école. Ils sont fatigués. Et ils ont une ligne de a à faire le plus parfaitement possible, ou lire leurs premières syllabes. Et il est passé 16h. Voire bien plus tard. Et c’est difficile.

Voilà pourquoi on va ludifier tout ça; Petite activité du week-end, quand les devoirs sont loin derrière. Il est important de présenter tout ceci de façon informelle. Ce n’est pas du travail, c’est un jeu.

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Aider son enfant à mémoriser les mots d’une dictée

Au bout de quelques mois en 1ère primaire, certains enfants passent déjà par l’épreuve de la dictée. Et ça va les suivre pendant quelques années…

Le principe: retenir des mots par coeur, de façon globale, mais non sans les analyser. Des compétences mixtes (analytiques et globales) sont donc déjà requises.

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