Graphisme, langage oral et plus encore: Saint Nicolas est à l’avance, cette année!

Les patients se suivent et ne se ressemblent pas. Et c’est bientôt Saint Nicolas, les catalogues débordent de jeux et de nouveautés qui sortent exprès pour nous faire craquer et voilà, j’ai craqué. Encore.

Promis, j’analyserai ces jeux sous toutes leurs coutures pour la nouvelle section jeux du site (où nous dressons une liste non-exhaustive des utilisations possibles des jeux du commerce, dans un contexte de prise en charge logopédique ou de renforcement à la maison avec les parents) . Mais en attendant, je ne résiste pas à ce petit aperçu.

On commence par Mémo Diabolo, qui comme son nom l’indique, est un mémory, et ne sera par conséquent presque jamais utilisé comme tel (sauf si les patients insistent, mais vraiment très fort – je n’ai jamais été très branchée mémory ^^ )
A la place, on fera du langage oral ou du langage écrit (décrire son image pour que je retrouve la même parmi les miennes, deviner sous quel chaton se cache la petite souris en posant des questions, lire des consignes pour trouver le chaton qui a saccagé le sapin…)
Puis, on aime bien les chatons.

Imagicien a clignoté dans ma tête en mode “alerte pépite, alerte pépite” dès que j’ai vu de quoi il s’agissait.
Avec les petits choux dont la première primaire a été rabotée, on se retrouve avec des difficultés directement liées à un balayage visuel pas assez entraîné, pas assez long. Alors ce n’est déjà pas évident de se souvenir de tous les sons complexes, les différences visuelles et auditives entre les OU, ON, OI, AI, EU, AN, EN, IN… mais si en plus leurs yeux s’accrochent uniquement à la première lettre, cela implique qu’ils doivent lire, ne pas comprendre, trouver où ça a buggué, relire, se souvenir, essayer de comprendre alors pffffff… tout ça est déjà compliqué au sein d’un mot, mais si toute cette patouille se trouve dans une phrase, sur plusieurs mots …
Bref bref, Imagicien permet de travailler le balayage visuel. Des fiches colorées ou en noir et blanc sur lesquelles les enfants et leur logopède chérie doivent retrouver et relier dans le bon ordre certains éléments présentés sur une consigne visuelle (regardez la photo, c’est plus facile à comprendre). En reliant, on va créer un dessin et il faut être le premier à avoir écrit ou dit ce que représente ce dessin (hop, un petit tour du côté de l’orthographe pour ceux qui écrivent). Au niveau du geste graphique, on a aussi un beau travail de la coordination oculo-manuelle, c’est toujours ça de bon à prendre.
Si c’est bon, la manche suivante se déroule sur la fiche en noir et blanc. On compte les points, on gagne, la foule est en délire et les patients ne veulent plus sortir du bureau.

Dernier craquage : Sticky Chameleons. Parce que j’adore les caméléons. Et aussi parce que c’est toujours chouette, les jeux de rapidité. Associer deux dés (couleur et forme, la forme étant celle d’une saleté de bestiole que le caméléon va attraper).
Le caméléon c’est nous. Et on attrape la bestiole de la bonne couleur avec notre langue. Pas notre vraie langue (ce serait drôle, n’empêche) mais la langue collante, très collante. Sans se faire piquer par une guêpe sinon c’est moins drôle.
Entre la rapidité, la concentration, la flexibilité mentale, la connaissance des couleurs et le vocabulaire des bestioles, je ne sais plus où donner de la tête moi!

Tout cela est disponible en call-and-collect, click-and-collect, laissez-un-message-and-collect chez Cotontige (Ath) et dans toutes les bonnes boutiques.