Graphisme, langage oral et plus encore: Saint Nicolas est à l’avance, cette année!

Les patients se suivent et ne se ressemblent pas. Et c’est bientôt Saint Nicolas, les catalogues débordent de jeux et de nouveautés qui sortent exprès pour nous faire craquer et voilà, j’ai craqué. Encore.

Promis, j’analyserai ces jeux sous toutes leurs coutures pour la nouvelle section jeux du site (où nous dressons une liste non-exhaustive des utilisations possibles des jeux du commerce, dans un contexte de prise en charge logopédique ou de renforcement à la maison avec les parents) . Mais en attendant, je ne résiste pas à ce petit aperçu.

On commence par Mémo Diabolo, qui comme son nom l’indique, est un mémory, et ne sera par conséquent presque jamais utilisé comme tel (sauf si les patients insistent, mais vraiment très fort – je n’ai jamais été très branchée mémory ^^ )
A la place, on fera du langage oral ou du langage écrit (décrire son image pour que je retrouve la même parmi les miennes, deviner sous quel chaton se cache la petite souris en posant des questions, lire des consignes pour trouver le chaton qui a saccagé le sapin…)
Puis, on aime bien les chatons.

Imagicien a clignoté dans ma tête en mode “alerte pépite, alerte pépite” dès que j’ai vu de quoi il s’agissait.
Avec les petits choux dont la première primaire a été rabotée, on se retrouve avec des difficultés directement liées à un balayage visuel pas assez entraîné, pas assez long. Alors ce n’est déjà pas évident de se souvenir de tous les sons complexes, les différences visuelles et auditives entre les OU, ON, OI, AI, EU, AN, EN, IN… mais si en plus leurs yeux s’accrochent uniquement à la première lettre, cela implique qu’ils doivent lire, ne pas comprendre, trouver où ça a buggué, relire, se souvenir, essayer de comprendre alors pffffff… tout ça est déjà compliqué au sein d’un mot, mais si toute cette patouille se trouve dans une phrase, sur plusieurs mots …
Bref bref, Imagicien permet de travailler le balayage visuel. Des fiches colorées ou en noir et blanc sur lesquelles les enfants et leur logopède chérie doivent retrouver et relier dans le bon ordre certains éléments présentés sur une consigne visuelle (regardez la photo, c’est plus facile à comprendre). En reliant, on va créer un dessin et il faut être le premier à avoir écrit ou dit ce que représente ce dessin (hop, un petit tour du côté de l’orthographe pour ceux qui écrivent). Au niveau du geste graphique, on a aussi un beau travail de la coordination oculo-manuelle, c’est toujours ça de bon à prendre.
Si c’est bon, la manche suivante se déroule sur la fiche en noir et blanc. On compte les points, on gagne, la foule est en délire et les patients ne veulent plus sortir du bureau.

Dernier craquage : Sticky Chameleons. Parce que j’adore les caméléons. Et aussi parce que c’est toujours chouette, les jeux de rapidité. Associer deux dés (couleur et forme, la forme étant celle d’une saleté de bestiole que le caméléon va attraper).
Le caméléon c’est nous. Et on attrape la bestiole de la bonne couleur avec notre langue. Pas notre vraie langue (ce serait drôle, n’empêche) mais la langue collante, très collante. Sans se faire piquer par une guêpe sinon c’est moins drôle.
Entre la rapidité, la concentration, la flexibilité mentale, la connaissance des couleurs et le vocabulaire des bestioles, je ne sais plus où donner de la tête moi!

Tout cela est disponible en call-and-collect, click-and-collect, laissez-un-message-and-collect chez Cotontige (Ath) et dans toutes les bonnes boutiques.

 

Creativity Battle. De l’imagination mais pas que.

Aujourd’hui j’ai une pensée pour les petits lapins qui s’en fichent des lettres. Qui ne savent pas pourquoi ça nous obsède tellement qu’ils sachent lire, écrire, écrire con-ve-na-ble-ment qui plus est!
Eux, leur imagination s’envole, ils transforment des couvertures en cabanes, des mannes à linge en prisons, des tables retournées en canoës, des livres en escaliers et des jolis cailloux en ingrédient secret de toute patouille qui se respecte.

Eux, parfois, ils ne tiennent pas en place. Il faut que ça bouge, il faut que ça pète, il faut que ça chamaille, il faut lancer, attraper, tourner, perdre la boule, recommencer..
Parfois ils contemplent et paraissent dans la lune et tout ce qu’on peut imaginer et plus encore se déroule bien à l’abri des regards dans l’écrin doux et riche qu’est leur esprit.

Pour eux, on se met en quatre. Parce qu’on est bien obligés de passer par la case “école”, par l’écriture -et pas des pattes de mouches, hein!- par la lecture -et il doit bien tout comprendre!- , par l’orthographe -il écrit comme il entend, ça ne va pas- … Pourtant, on aimerait bien leur laisser leur monde et se battre avec eux à grand coups de fausse baguette magique qui envoie des faux éclairs dans des faux coussins qui ressemblent à de vrais monstres!
On y ajoute que “les éclairs ressemblent à des zzzzzzz, tiens et au fait, tu connais des mots où tu entends zzzzz?”, que “Ce monstre-ci s’appelle Babibom, avec un mmmmm à la fin, et tu as entendu quel son juste avant le mmmmm?” et que “Oooh regarde, la baguette, on dirait presque un i avec une étoile à la place du point, on dessine la baguette en forme de i?” (parfois, mais c’est rare, on se prend un regard qui dit “Tu crois que je ne t’ai pas vue venir avec tes questions qui cassent l’ambiance?”)

J’ai eu un petit lapin comme ça, remuant, intriguant, adorable, qui en 1ere primaire, me dessinait Bob l’éponge avec tous les détails, sur le pantalon, les petits points pas tous de la même taille pour que ça ressemble à une éponge, avec une ombre dedans “parce que les trous sont profonds”, la forme de la bouche, les dents… tout y était. Moi-même, je n’aurais pas su mettre autant de détails. Par contre, impossible de savoir dans quel sens était ce foutu “b”, ou peut-être le “d”? ou le “p”? Bref. Il abandonnait net tout ce qui concernait la moindre lettre. Pas mon truc. Pas envie. Bof. J’aime pas. C’est nul ton truc. Ah non y a des lettres, j’y comprends rien, j’aime pas écrire.

Tout ça pour introduire ce jeu. Creativity Battle, de Londji.
Londji c’est mon gros coup de coeur esthétique. Je vous parlerai de “Roads” un jour. Une pépite de chez Londji aussi.

Et donc, Creativity Battle. Je l’ai depuis une bonne semaine et j’ai attendu de l’utiliser avec l’un ou l’autre patient pour voir où ce jeu pourrait nous mener. En gros, chacun a un carnet avec des photos d’objets, chacun a un crayon, on choisit une page de son carnet (le même objet pour chacun) et on décore l’objet. Un peu comme quand on transforme une couverture en cabane et les plantes en forêt tropicale, on enrichit ce qu’on voit, on sort du cadre, on invente. Puis on regarde les propositions des autres et on choisit celui qui a été le plus original. Ça c’est la version officielle.

Inutile de préciser que les pages ont été découpées et plastifiées pour rendre les photos réutilisables, que j’ai sorti mes plus beaux crayons Woody et qu’on a mis au placard le côté battle pour favoriser l’aspect coopératif.

Et quel plaisir de les voir comprendre qu’ils peuvent sortir du cadre! Utiliser le crayon non plus comme cette chose à dompter mais comme un allié qui va concrétiser leur imagination!

A partir de là, tout est permis et les lettres ne sont plus ce matériel ennuyant qui les rend perplexes et qui les laisse trop souvent dans l’échec. Décorer une pêche d’une dizaine de A pour la transformer en hérisson, décorer des boutons d’une dizaine de p pour les transformer en nuage avec de la pluie (j’aurais dû prendre des photos de ceux-là mais nous étions tellement dans la spontanéité que je n’y ai pas pensé)… La pensée s’ouvre avec bonheur et accueille ces nouvelles représentations mentales les bras ouverts, c’est la base-même du ludico-pédagogique.

Alors que certains enfants n’aiment pas l’image que renvoie leur dessin, ce jeu les libère de la pression qu’ils se mettent parfois quand ils laissent une trace. On peut effacer (souvent, c’est un argument de taille) et l’image est déjà jolie à la base, ils n’ont plus qu’à l’enrichir sans forcément utiliser d’éléments complexes. Quelques boucles par dessus des crayons de couleurs et voici une rue et ses maisons colorées d’où sort de la fumée, deux cercles par dessus une banane et voici un joli personnage (“Tiens et si on lui inventait un prénom? Tu l’écrirais comment?”)

On va donc travailler sur plusieurs choses en même temps:
– sur ce qui fait que les enfants n’aiment pas trop laisser une trace quand ils sont en échec avec l’écrit. On leur permet de lâcher prise.
– sur les différentes représentations d’une lettre et sur la représentation mentale de cette lettre dans des contextes qui sortent de l’ordinaire.
– sur le graphisme, en proposant des consignes (“tiens et si tu ne pouvais utiliser que des boucles pour décorer cette photo? que des lignes verticales?”)
– sur différents aspects (phonologie, orthographe lexicale, syntaxe, tout ce qu’on veut) via des questions précises et ponctuelles qu’on leur pose alors que leur cerveau est en pleine ouverture/création.

Pourquoi passer par le jeu? Parce que sinon c’est pénible, je n’ai pas fait toutes ces études pour m’ennuyer 10h par jour. Parce que l’enfant apprend mieux de cette façon. Le jeu permet de donner un sens à ce que l’enfant apprend. Une fonction. Le plaisir éprouvé permettra d’utiliser ces apprentissages dans d’autres contextes de la vie quotidienne. Le jeu améliore les compétences sociales et cognitives et permet à l’enfant d’évoluer sereinement dans un environnement changeant. Il aura appris en toute confiance à développer des stratégies, à s’adapter de façon créative, à collaborer et à apprendre de ses erreurs.
Autant le stress et l’anxiété bloquent les compétences, autant le plaisir et la créativité ouvrent l’esprit aux nouveaux apprentissages.

Comme d’habitude, j’ai dégoté ce petit bijou chez Cotontige, à Ath 🙂

Le jeu aux Mille Titres (le multi-usage de ta ludothèque de logopède)

Une petite pépite découverte grâce à Véronique, de chez Up-Toi. Une grosse pépite même, testée et totalement approuvée, chouchoutée, adoptée pour le bonheur de mes patients.

Alors par où commencer. Il y a beaucoup à dire!

Le principe de base: c’est un jeu de mémoire. Un mémory. Tuuutututut ne partez pas, je vais vous prouver qu’un mémory peut être vraiment sympa et vraiment travailler la mémoire (oui parce que bon… j’avoue, en général un mémory… hein… heuu…. bon… bof quoi)

Bon, nous sommes donc dans un mémory mais celui-ci va vous prouver que vous avez de la mémoire. Un superbe et énorme plateau est déployé (“whaaaaah” va dire l’enfant avec des étoiles plein les yeux) , il représente un paysage de village, sur fond de campagne, avec des montagnes et une foule de détails. Il y a un petit parc avec une fontaine, un restaurant, l’avant d’une maison et son balcon avec un transat, une école, une boulangerie, une montgolfière, la lune, des nuages… et…. aucun personnage.

Les personnages, vous allez devoir les retrouver. On commence donc le jeu en déposant faces cachées les 70 tuiles des 35 couples (masculin/féminin) de personnages à différents endroits du plateau. Il y a des zones légèrement plus claires sur les endroits prévus pour les personnages (au recto uniquement – le verso est prévu pour jouer sans les zones claires)

Le premier joueur commence et retourne un personnage. Il invente une petite histoire pour ce personnage. Par exemple je décide de retourner la tuile qui se trouve dans le parc, dans la fontaine, il s’agit du dentiste et j’annonce “LE dentiste est dans la fontaine du parc parce qu’il a trop chaud, c’est la canicule, il avait grand besoin de se rafraichir” La petite histoire fait rire mon patient qui imagine son propre dentiste tout trempé dans la fontaine du parc et hop je passe à la 2ème tuile, et c’est “la magicienne” “dans la cour de l’école”. J’imagine aussi une petite histoire pour elle.

Et puis c’est au tour du patient. Lui, selon s’il est à l’aise avec le langage oral ou pas, je lui demanderai de faire une phrase complexe, ou au contraire une phrase simple “sujet verbe” voire “sujet verbe complément” ou de simplement se concentrer sur le vocabulaire topologique, ou de juste donner le métier du personnage, ou il devra simplement répéter la phrase, ou juste écrire l’un des mots, ou juste me dire dans quel mot il a entendu un son en particulier.

Peut-être que nous ne travaillerons pas du tout la mémoire mais qu’en voyant tous les personnages, nous inventerons une histoire un peu folle, ou peut-être que nous ferons de la morpho-syntaxe en se concentrant sur les différences masculin/féminin ou singulier/pluriel.

Avec un matériel si riche, les possibilités sont presqu’infinies et le jeu peut même s’organiser en collaboration.

Revenons-en à notre mémoire. Il y a différentes manières de mémoriser. Si on vous donne une liste de 15 mots, et on vous laisse une ou deux minutes pour les mémoriser puis les répéter, vous en aurez 7 à 9. Si vous triez ces mots par thème, vous en aurez une grosse dizaine.
Si vous créez une histoire, mettez ces mots en scène, imaginez les “personnages” agir avec des “objets” dans des “lieux” de telle ou telle “manière”, vous retiendrez les 15 mots les doigts dans le nez, vous aurez même encore un peu de place pour 4 ou 5 bonus.
Voilà le message qui passe dans ce jeu “Votre mémoire est bonne si vous savez vous en servir” “La mémoire de votre enfant est bonne si vous lui apprenez des techniques de mémorisation” ( et aussi : “Vous n’êtes pas obligée de sortir un énième mémory-chiant pour bosser la mémoire avec votre patient” :p )

Bon, revenons-en à notre jeu maintenant. Imaginons qu’on trouve LA dentiste dans la montgolfière. Où est le dentiste? 😉

(Tadaaam)

Véronique met ce matériel à disposition des prestataires, et donc des patients, dans les locaux d’Up-Toi. Up-Toi est un centre interdisciplinaire de thérapie et d’accompagnement scolaire, dans la région d’Ath. L’équipe, dont je fais partie, est constituée de spécialistes en psychologie, neuropsychologie, neurofeedback, gestion mentale, logopédie, coaching scolaire et des jeunes, pleine conscience et accompagnement des enfants, adolescents et adultes à haut potentiel. Up-Toi propose aussi des ateliers bienveillants et ludiques, ponctuellement ou de façon plus régulière (BD/Manga, maths ludiques… )

Vocabulaire, description d’images et d’actions, syntaxe, morpho-syntaxe, articulation, mémorisation, imagination… Vous avez forcément besoin de ce jeu.
Où le trouver? Chez Cotontige bien sûr!

La superbe photo du plateau a été trouvée sur le site de Plateau Marmots qui en a fait un article non moins superbe.

Manipulation du nombre et des opérations, jeu d’orthographe… J’ai cra-qué!

Alors voilà, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, j’ai (enfin) repris le boulot, mais on est jeudi, et le jeudi j’ai le temps.

Et les magasins sont ouverts.

Et je n’ai plus rien acheté depuis des siècles, à part les grosses courses hebdomadaires au Colruyt.

Et mon armoire de jeux ne déborde pas encore (ok c’est pas vrai).

Et je n’étais plus rentrée chez Cotontige depuis super longtemps.

Autant de bonnes raisons pour craquer sur quelques jeux qui feront le bonheur de mes patients et peut-être bien de mes collègues chéries ^^

Le premier qui m’a tapé dans l’oeil est juste superbe. De grands chiffres en bois (le 10 doit mesurer autour des 20 cm). Ils ont la particularité (outre d’être superbes) de se compléter selon les opérations. Donc si j’empile un 4 et un 6, ils feront ensemble la même taille que le 10. Alors magique ou pas magique?
Ok, pas magique. Mais cool quand même quand on se dit qu’un enfant trouvera ça teeellement moins abstrait que des chiffres écrits sur une feuille. Et pourquoi un dessin de chiffre devrait correspondre à une quantité de bouchons, d’abord? Voilà, problème réglé. Ce matériel offre du concret.
Je ne sais pas si j’ai déjà dit que c’était superbe mais j’hésite fort à acheter une 2ème boîte, pour les organiser dans un cadre ou pour décorer sur une étagère.

Je pense déjà aux immenses tours que nous allons construire! Qui aura la tour la plus haute? Et combien vaut la tienne? Et on fait comment si on veut avoir la même?

Autre jeu que je voulais avoir depuis longtemps, mobi. Une jolie petite baleine qui contient des tuiles bleues “nombres” et des tuiles blanches “opérations”. Les tuiles bleues sont faces cachées, chaque joueur en prend 7. Les tuiles blanches sont en libre service.

On prend le scrabble sans sa grille et on remplace les lettres par des nombres et par des signes d’opération et hop. Le premier joueur organise un calcul correct, le suivant ajoute des tuiles en utilisant l’une des tuiles qui est déjà placée, et le gagnant est celui qui se débarrasse de toutes ses tuiles en premier. Easy!

Alors ça travaille plein de choses. Pas uniquement le fait de savoir que 3+5 = 8.
Mais aussi le principe d’équation, la flexibilité nécessaire à l’inversion de signe, la flexibilité nécessaire pour regarder son jeu, y réfléchir, puis rebondir sur ce qui vient d’être installé par son adversaire.

On peut aussi envisager d’imposer une consignes comme “uniquement des soustractions” (cf 3ème image) ou distribuer + de tuiles au départ et imposer d’utiliser deux signes dans une même équation. Voire même utiliser un “fois/divisé” ET un “moins/plus” pour jouer avec la priorité des opérations (2+2 x 3 = 8, et pas 12, car on donne la priorité aux multiplications et aux divisions et pas à l’ordre d’écriture du calcul)

Les possibilités sont multiples et on en trouve encore d’autres lorsque l’on joue.

On sort un petit peu des maths. La boutique Cotontige a opté pour la marque Plancote pour étoffer son offre de jeux éducatifs et c’est une bonne nouvelle!

J’ai failli tout prendre et finalement ma frustration et moi avons choisi “L’as de la lecture 2”. Trois jeux de cartes dans cette boîte, qui fonctionnent comme un “Uno” (mais lorsqu’il y a des cartes et des mots dessus, les possibilités de jeux sont très larges.)
Pourquoi trois jeux? Parce que chacun se concentre sur une particularité orthographique. Les lettres muettes, les sons complexes (ouille, aille, ion, euille… ) et les sons un peu bizarres qui donnent tellement de mal à nos patients dyslexiques (car/cra , pal/pla…. )
Il y a 3 boîtes différentes, et pourquoi 3 boîtes? Parce qu’il y a d’autres particularités dans les autres boîtes, bien sûr! (les graphies contextuelles du G, du C, du S, les sons simples. etc. etc. etc. je n’ai pas tout retenu)
“Attrapez-les tous”, comme dirait Satoshi Tajiri (hop, Wikipedia si t’as pas la ref.)

Tous ces jeux sont à la boutique Cotontige, à Ath et comme il faut faire vivre le commerce local, ne les achetez pas en ligne. Allez sur place pour vous faire conseiller, voir les jeux en vrai avant de craquer sur ceux-là et sur plein d’autres. Et sur des vêtements pour vos enfants. Et sur des jolis petits objets 😉

Chasse au trésor facile à mettre en place

Une chasse au trésor facile à mettre en place pour jouer avec l’observation et la lecture et/ou l’ordre des mots.
– Faites des photos de détails de la maison ou du jardin
– Cachez à ces endroits là des mots à lire en respectant un thème (le son “ou”, le son “eu, le son “ch”, les noms des animaux, les mots de 4 syllabes, des mots qui forment une phrase…)
– Montrez lui les photos une par une (il doit revenir le plus vite possible au QG pour obtenir l’indice suivant)
– Cachez un trésor à l’endroit de la dernière photo, ou arrangez-vous pour la phrase à reformer indique la cachette du trésor, ou laissez partir votre imagination dans des défis plus compliqués…
– Et voilà !

Variante plus difficile pour les plus grands qui doivent travailler la compréhension à la lecture et la recherche dans des documents (livres, internet…), voici une série de 13 questions.
– Vous créez une phrase de maximum 13 mots, qui indique l’endroit où sera caché le trésor final (exemple : Ton / superbe/ trésor/ se/ situe/ plus ou moins/ entre / les/ deux/ grands / arbres / du / jardin )
– Vous écrivez ces mots devant la bonne réponse de chaque question, et des mots perturbateurs devant les autres réponses.
– Vous découpez les questions avec les 4 réponses possibles, et vous cachez ces petits papiers où vous voulez.
– Vous procédez comme expliqué ci-dessus pour cacher les petits papiers, avec des photos de détails de la maison ou du jardin.
– L’enfant trouvera les petits papiers dissimulés et devra faire un petit travail de recherche pour avoir la bonne réponse, et donc le bon mot.
– Une fois qu’il aura tous les bons mots, il pourra remettre la phrase dans le bon ordre et retrouver le trésor.

Le jeu des accords

Petit jeu tout simple préparé pour mes moyens qui galèrent un peu avec les accords du nom et de l’adjectif.
Voici les fichiers à télécharger, il suffit d’imprimer sur des feuilles de couleurs différentes et mettre des couleurs dans le parcours.

Lorsque l’on arrive sur une case rond, on prend un mot de la couleur de la case. Certaines cases permettent de prendre la couleur qu’on veut et d’autres permettent de prendre plusieurs mots d’une même couleur.

En fonction du niveau des enfants, les mots sont visibles ou à piocher au hasard.

Le but du jeu est d’obtenir le plus possible de phrases correctes au niveau du sens et au niveau des accords.
Selon le niveau des enfants, la finalité peut aussi être coopérative. Dans ce cas, on troque ses mots pour créer de nouvelles phrases tous ensemble.

Fichiers à télécharger:

jeu-des-accords

plateau-jeu-des-accords

 

Que lire avec votre bébé?

Lire un livre avec un tout-petit, vers 5/6 mois, c’est avant tout partager un moment avec lui. Un moment agréable d’intenses découvertes. La matière du livre, les couleurs, les pages qui vont dans un sens et dans l’autre en faisant un petit peu de vent, les personnages souriants et contrastés, les petites zones à toucher, les livres musicaux… Toutes ces découvertes sensorielles seront bénéfiques.
Bien sûr, le bébé ne va pas rester couché bien tranquillement à regarder les images et écouter votre histoire pour connaître la fin. Il va bouger et découvrir de tout son corps, lancer le livre, le récupérer…et vous serez là à chaque fois, avec vos images et vos mots.
Ce qui ne lui échappera pas, c’est la prosodie, la musique de votre voix. Il tournera les pages et remarquera que lorsque l’on revient en arrière, les mêmes pages réapparaissent. C’est très rassurant à un âge ou chaque expérience est un nouvel apprentissage!
Ensuite vous nommerez, il absorbera, vous chanterez, vous ferez les cris des animaux ou des moyens de transport et il rira aux éclats.

Entre 12 et 36 mois, dans le développement normal du langage, un enfant passe de quelques mots-phrases (« baba » = « à bras maman, j’ai besoin d’un câlin et que tu me changes la couche et qu’on finisse enfin ce pot de compote parce que j’ai de nouveau un peu faim » (promis, c’est vrai!)  à des phrases assez complexes.

A partir de 12 mois, regarder des livres et lire des petites phrases lui permettent clairement d’augmenter son bagage langagier et de s’entraîner à comprendre et produire des phrases complètes. Beaucoup d’albums prévus pour la tranche 12/24 mois comportent d’ailleurs des répétitions et des phrases courtes.
Si vous suivez le texte avec le doigt, il en fera de même et un jour, il comprendra que tous ces signes ont du sens.

Après 18 mois, il aimera tourner les pages et prédire la suite de l’histoire (il la connaît par coeur, vous l’avez déjà lue ensemble au moins 15 fois aujourd’hui!). Les mots s’installent encore, les phrases se construisent encore.
Il commence à avoir des centres d’intérêts, à avoir des images préférés. Il aime quand vous mettez de l’intonation, quand vous faites les voix.
Au niveau du langage, il peut comprendre les questions simples comme « où? » « qui? » et s’amusera à désigner sur l’image pour répondre à vos questions. Beaucoup de livres pour les enfants de 18 mois contiennent des petits clapets. Les enfants sont alors capables de comprendre qu’il faut y aller doucement pour ne pas les abimer et ils sont rassurés de voir qu’à chaque fois qu’on soulève ce petit clapet-là, il y a le même petit lapin par dessous. C’est l’occasion de favoriser le vocabulaire topologique (en dessous, au dessus, derrière, devant, à côté…) On a parfois l’impression que ça rentre par une oreille et que ça sort par l’autre, mais en fait pas du tout.
Je vous conseille de respecter le texte du livre, parce qu’il a été conçu exprès pour les petits, dans son vocabulaire, dans son phrasé, dans son rythme…

De 2 à 3 ans, vous pouvez lui poser de nouvelles questions, qui permettront d’associer deux mots. « Tu vois le chien? Qu’est ce qu’il fait? Il dort! Le chien dort! »
A cet âge là, les livres qu’il aime racontent son quotidien et donnent des idées. Aller sur le pot, jouer dans le jardin, avoir un petit frère, aller à la crèche ou à l’école, faire la sieste… Les phrases sont toujours simples mais plus nombreuses. De nouvelles notions apparaissent aussi comme les chiffres et le comptage, les couleurs…

Après 3 ans, le développement du langage est loin d’être terminé. Il doit encore se complexifier, dans le vocabulaire utilisé et la longueur des phrases. L’entrée à l’école donne un grand coup de boost. Des petites difficultés d’articulation peuvent apparaître mais pas de panique, il y a une super équipe de logos aux Chaperons (haha)
Pas de panique, la bouche est encore en train de « se former », et dans la plupart des cas, les petits soucis d’articulation disparaissent assez vite. Une des difficultés vient du fait que les phrases sont plus longues, ils ont envie de tout dire en même temps et paf, ça sort n’importe comment. Reformulez en phrases simples et en général, ça passe.
Sinon, ayez confiance en l’institutrice maternelle, qui est plus objective que vous face à votre petit bout et qui pourra vous indiquer avec diplomatie s’il est temps de donner un petit coup de pouce.
Revenons aux livres. Les phrases vont donc, comme dans l’acquisition du langage, se multiplier et se complexifier aussi bien dans la syntaxe que dans l’articulation. Des histoires de serpents qui sifflent, de trains qui soufflent en faisant de grands « tchhhhhh », des livres avec des sujets du quotidien qui permettent d’échanger « pourquoi penses-tu qu’elle pleure, cette petite fille? »  « et toi, qu’aurais-tu fait? »…

Après 5 ans, c’est une autre histoire, pour un autre jour 😉

La valise d’Osvaldo, pour apprendre à persévérer.

Un livre sur la confiance en soi, le courage, la persévérance, la poursuite de nos rêves au travers des obstacles que la vie peut dresser sur notre chemin, à commencer par nous-même.

Osvaldo décide un jour de partir réaliser ses rêves. Il les range soigneusement dans sa valise, du plus timide au plus fou.

Et il part. Le chemin est long, les sentiers sont escarpés. Lorsqu’il trouve enfin un endroit paisible pour réaliser ses rêves, un être énorme et épouvantable veut les lui prendre pour les manger.

Osvaldo ne se laisse pas faire, et dans la bagarre, la valise se rompt et les rêves s’enfuient.
Commence alors pour Osvaldo un travail de patience et de persévérance.
Il lui faut retrouver chaque rêve, les dénicher dans les petits endroits, les repêcher, raccommoder ceux qui sont froissés.

Osvaldo sort grandit de cette épreuve, au point de ne plus trouver aussi épouvantable ni aussi énorme l’être qu’il avait rencontré auparavant. Au point même de se lier d’amitié avec lui.

La voix se pose, sautille et se repose sur la superbe plume d’Emma Anticoli Borza. Les mots chantent et les enfants se laissent bercer par le rythme et les rebondissements de l’histoire.
Ils découvrent les illustrations poétiques d’Alessandra Vitelli, caressent les pages, chatouillent les rêves, racontent ce que pourrait être un rêve « fin et fragile comme du cristal » ou un rêve « jaune comme la fleur de moutarde », se fâchent comme Osvaldo contre l’être épouvantable.
Comme seuls les livres exceptionnels en ont le secret, petits et grands découvrent l’histoire différemment et s’en emparent à leur façon.
Une fantastique métaphore de la confiance en soi, de la persévérance, du combat et de l’apprivoisement de notre partie sombre.

Un monde d’imagination s’ouvre à l’enfant, quels sont les rêves qu’il veut réaliser ? Et si on les écrivait ou les dessinait sur des petits papiers pour les garder précieusement et en réaliser quelques uns, demain, après-demain ou dans dix ans ?

Texte d’Emma Anticoli Borza, illustrations d’Alessandra Vitelli

La valise d’Osvaldo, Editions Versant Sud

Astuces de logopèdes pour aimer les multiplications

Promis, je n’ai pas exagéré le titre. Je suis allée à la rencontre de mes collègues logopèdes pour leur demander quelles étaient leurs techniques qui font mouche, leurs astuces sans faille et leurs bons tuyaux pour apprivoiser avec plaisir et bonheur le monstre « multiplication ».

Leurs techniques s’ajouteront donc aux miennes, avec en bonus des jeux à télécharger. Elle est pas belle, la vie?

Tout d’abord, pour planter le décor, un petit tour d’horizon de ce qu’on demande au cerveau de nos enfants lorsqu’on leur dit un truc du genre « 3X4=? »

– On leur demande en langage codé (littéralement!) de se représenter 3 paniers posés sur le sol, dans l’herbe du verger, avec 4 pommes dans chaque .
– On leur demande de comprendre qu’un nombre représente une quantité et que cette quantité, peut être multipliée.
– On leur demande de comprendre qu’un x, ce n’est pas un +. Donc en gros, il suffit de tourner un signe d’un 8ème de tour pour qu’une addition devienne une multiplication (mélangez ça avec une pincée de dyslexie, un soupçon de difficultés d’attention et une louche de brouhaha de la classe…)
– On leur dit que c’est plus facile de faire 3X4 que de faire 4+4+4 alors qu’ils ont commencé l’apprentissage du calcul avec les additions et qu’en fait, pour eux, c’est plus facile d’additionner que de multiplier.

Bref, c’est un exercice assez compliqué pour eux car ils doivent associer des compétences de lecture, d’abstraction, d’arithmétique et de représentation mentale. Aux grands maux, les grands remèdes; c’est le moment de sortir les jeux et les cure-dents.

Petite précision à propos des tables de multiplication: Ca ne sert à rien de les connaître par coeur comme une chanson. Au mieux, ça servira à avoir de beaux points à quelques interros (ce qui est toujours sympa, ok). Mais un jour, la table de 7 arrive, et bardaf.
Sur le long terme, ils finiront de toutes façons par les connaître, à force de les utiliser. Le bon apprentissage demande surtout de les comprendre.

1. La représentation mentale

L’essentiel, pour une bonne compréhension de ce qu’est « multiplier » est de se représenter des paquets.
Symboliser les opérations
pour les comprendre.
Une bonne méthode pour aider les enfants à symboliser les opérations consiste à ne pas leur demander la réponse, mais leur demander de mettre le calcul en situation et éventuellement trouver la réponse suite à leur manipulation. « Si je te dis « 3×4″, ou 3 paquets de 4, trouve-moi un exemple qui te permet d’utiliser ce calcul ».

Des boîtes et des cure-dents peuvent aider la manipulation. Ou des bols, des verres, peu importe le contenant, et des bouchons, des bonbons, des billes, des pièces…

Un autre moyen pour la représentation mentale est « Le jeu des multiplications« . Il s’arrête à 6×6, ce qui permet de favoriser le processus et pas le calcul en lui-même. On prend deux dés, deux crayons de couleurs différentes et une feuille de papier quadrillé. On lance les deux dés et on dessine un rectangle en repassant sur le quadrillage. Les mesures du rectangle correspondent aux chiffres obtenus sur les dés. Cela permet de se rendre compte que 2X6, c’est juste 2 rangées de 6 cases. On peut compliquer le jeu en ajoutant un peu de stratégie, le but est alors de bloquer l’adversaire.

Cadeau n°1: Une fiche à imprimer pour jouer chez vous à volonté, au coin du feu, tranquillou.

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2. La mémorisation

Une fois que le système de multiplication est bien rentré dans leur jolie caboche, on agit sur la mémorisation. Cela sera plus facile vu qu’ils n’auront plus l’impression de devoir apprendre des nombres en vrac.

La règle numéro un, c’est de s’économiser. On fait le tour des calculs moins faciles à retenir dans chaque table et on n’agit que sur ceux-là. 0x7, 1×7, 2×7 et 10×7, c’est facile, ce n’est même pas la peine de s’attarder dessus. On s’économise et on va directement  sur les autres. Les jeux ne manquent pas.

La cocotte en papier fonctionne assez bien. (Petit rappel pour plier une cocotte: on prend une feuille carrée, on marque le milieu, on ramène chaque coin vers le milieu, on retourne le tout, on re-ramène chaque coin vers le milieu, on plie en deux sur chaque médiane, juste pour marquer les plis, et enfin on passe ses doigts par dessous pour jouer avec la cocotte). On note des calculs à l’intérieur et les réponses par dessous. Les enfants disent un chiffre et la cocotte démarre, ils choisissent un calcul parmi les 4 calculs proposés et doivent donner la bonne réponse. Chacun à son tour.

Le serpent des tables permet de fixer de façon visuelle les nombres appartenant à telle ou telle table. C’est valable également pour d’autres petites règles de calcul (les nombres pairs ou impairs, les nombres de la table de 5 -qui se terminent par 0 ou 5- ceux de la table de 10, etc.) Tout ce dont vous avez besoin est un quadrillage. Vous écrivez les nombres recherchés pour former un serpent et remplissez ensuite les cases libres avec des nombres qui ne font pas partie de votre sélection.

Cadeau n°2: La fiche du serpent de la table de 7.

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Pour activer la mémoire sur le plan kinesthésique avec les enfants qui retiennent mieux en bougeant, on peut créer un jeu de piste. Des petites fiches pliées en deux. Sur la face avant, un calcul. A l’intérieur, la réponse, et à l’arrière, l’indice pour aller au calcul suivant; A la clé une récompense (un bon pour un bisou, un bon pour une pause de 20 minutes avant les devoirs tous les jours de la semaine, une clémentine….) Ce n’est pas grand chose et ça ajoute un enjeu.
Le calcul réussi permet d’aller au calcul suivant. Si ce n’est pas bon, on retourne au début *insérer un rire diabolique ici*
Allez allez, un petit effort d’imagination et vous trouverez plein de cachettes pour les indices. Dans le frigo, dans les toilettes, entre les essuies, sous la gamelle du chat… Faites le parcours avec votre enfant. L’enjeu donne parfois envie de contourner les règles 😉

Le puissance 4 des tables de multiplication est assez sympa également.

Il faudra, par contre, donner de sa personne puisque vous aurez besoin de deux dés à 12 faces (des dodécaèdres, vous trouverez ci-dessous un lien vers le patron, à imprimer sur du papier un peu cartonné, découper, plier…. j’avoue qu’une fois que les dés sont terminés, on a un peu envie de les mettre sous cloche et assommer le premier qui y touche – ça se vend peut-être en version « à personnaliser ») Sur ces dés, on note les nombres de 1 à 10 et on colle 2 jokers.

Vous aurez aussi besoin de la grille de réponses, à télécharger ci-dessous également. D’autant de crayons colorés que de joueurs. Et c’est tout.

On lance les deux dés, on résout l’opération et on colorie la case qui correspond au résultat. Le but est d’aligner horizontalement, verticalement ou en diagonale 4 cases coloriées dans sa couleur;
Chaque réponse est écrite plusieurs fois (à part les carrés, c’est logique) et donc, comme c’est un puissance 4 et qu’on est stratège, on choisit avec minutie la case qu’on va colorier pour ennuyer nos adversaires. Il y a 2 jokers par dé. Si, en lançant les dés, on a 1 joker et un nombre, on est libre de multiplier ce nombre par ce qu’on veut pour colorier une case stratégiquement intéressante. Si on obtient 2 jokers, on colorie la case que l’on veut;

Cadeau n°3:  Le puissance 4 des tables à imprimer, le patron du dodécaèdre, les jokers et la grille de réponses.

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Bataille est aussi un super jeu. Soit bataille dans une seule table, soit en mélangeant les tables, soit, encore plus subtil, en mélangeant les cartes de multiplications à des cartes d’additions. Ça permet de fixer les difficultés de traitement entre ces deux opérations, pour les enfants qui confondent encore un peu. Bataille permet aussi de favoriser les compétences en approximations puisqu’ils auront vite fait d’éviter de calculer mais essaieront quand même de se rapprocher de la réponse. Le jeu est valorisant même lorsqu’ils ne connaissent pas encore parfaitement leurs tables puisqu’ils peuvent gagner sans avoir énoncé de bonne réponse (pour rappel, on gagne la main lorsque l’on a la carte avec la plus grande valeur)

Cadeau n°4:  Les cartes à imprimer sur du papier un peu cartonné pour jouer à bataille. Je me suis limitée aux tables de 7 et 9, vu que généralement ce sont celles-là qui sont moins vite retenues mais vous pouvez en faire autant que vous voulez (traitement de texte, créer un tableau de 4 lignes et 4 colonnes, et remplir les cases par des calculs) J’ai ajouté quelques cartes d’additions. Imprimez-les en double pour pimenter et allonger le jeu.

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On n’oublie pas la petite astuce pour la table de 9. La somme des deux chiffres vaut 9, toujours.

Toujours pour la mémorisation, mais avec un support très imagé, les Multi-Malins proposent des petites histoires animées. Le premier chiffre interagit avec le second et de cette interaction découle un résultat. Le support animé est complété de cartes derrière lesquelles des questions sont posées afin d’aider l’enfant à retenir le calcul dans sa forme séquentielle (l’histoire) et visuelle (les personnages représentent les chiffres)

Exemple pour 7×9 = 63: « La scène se passe à la piscine. Le 7 est en forme d’un plongeoir, le chiffre 9 est en forme d’un bonhomme à la tête d’oeuf et le signe “=” forme les vagues. Le 9 monte sur le plongeoir pour faire un plongeon. Il s’élance et saute en arrière. En l’air, il se retourne et devient un 6.
Comme la piscine est toute petite, il atterrit de l’autre côté et se cogne sur le rebord de la piscine. Il se fait alors des bosses en forme de 3 : « Boum ! » C’est le résultat 63 !  »

L’intérêt de ce matériel est qu’il donne une nouvelle représentation mentale. Le fait qu’elle soit animée aide beaucoup les enfants. Le 7 sera toujours un plongeoir et le 9 sera toujours un bonhomme à la tête d’oeuf. Chaque chiffre aura son image et les enfants s’amusent à retrouver quelle histoire met en relation les deux personnages et quel est le résultat de cette histoire. Etant donné que 7×9 = 9×7, ils n’ont qu’une partie des calculs à retenir.

Le site des multi-malins donne un exemple en vidéo.

Enfin, lorsque les tables sont comprises et relativement mémorisées, les enfants adorent les exercices chronométrés réguliers pour tenter de se dépasser et battre leur record de vitesse.

Voilà, voilà, avec tout ça, ils les connaitront, leurs tables! Il s’agit d’une liste très réduite par rapport à tout ce qui peut se faire, et les idées se pressent encore rien qu’en écrivant cet article.

Véronique (notre spécialiste du soutien scolaire), ainsi que Maud, Adélaïde, Madison et moi-même (la logo-team) espérons que ces quelques idées seront utiles et vous permettront d’aider vos enfants à appréhender les multiplications avec plaisir!

Article rédigé par Sophie